C’est assez stupéfiant, cette faculté que les gens ont, d’être toujours en décalage avec votre timing personnel, d’arriver toujours quand il faut pas, avec bien souvent un train de retard sur les choses et l’intime conviction que “c’est trop bien”…
Il y a des jours, parfois plusieurs d’affilée, où je n’ai pas envie de sortir de chez moi, de voir du monde, alors je reste dans mon appartement en essayant d’oublier qu’il y a un monde qui tourne autour de moi et des choses qui s’y passent. Il y a aussi des jours où je n’ai pas envie de sourire, souvent parce qu’à la base je n’avais pas envie de sortir de chez moi et que j’ai quand même fini par le faire. Alors ces jours là, je ne souris pas et je passe pour celle qui fait constamment la gueule.
D’autres fois, je n’ai simplement pas envie d’être aimable. Il faut l’avouer, “être aimable” ça prend du temps et ça donne bien souvent l’impression qu’on perd le sien. A quoi sert de mettre les formes pour dire quelque chose quand les autres ne le font pas ? Quand on veut traiter quelqu’un de “con”, c’est parce qu’il l’est, tout simplement ; il n’est pas “peu intelligent” ou “pas très malin”, il est juste “con” et le fait d’aller droit au but épargne d’inutiles tortures de l’esprit. Quand un groupe de nanas me passe à côté, me dévisagent, scrutent avec une insistance presque indecente mon corps avant de lâcher avec peu de discrétion un “bon, ben on va peut être arrêter de se plaindre maintenant… ya pire !”, les seuls mots qui sortent de ma bouche sont “pauvres connes“… et ça, j’en suis désolée, mais ça ne donne pas envie d’être aimable.
Il y a aussi des jours où je ne veux parler à personne, vraiment personne. Mais la vie de couple a cet avantage que vous êtes contraints quasiment H24 à un minimum de sociabilité. C’est bien souvent ces jours là que l’on s’aperçoit d’à quel point notre timing personnel peut être en décalage total avec celui du monde qui tourne autour de nous. C’est “comme par hasard”, ce jour là qu’une demie douzaine d’amis souhaite prendre de vos nouvelles, renouer des liens, parler, se confier… et même si ça fait super plaisir au fond, c’est dur de le dire parce que c’est juste pas le bon jour…
Mais bon, dans ces cas là, je suis toujours contente d’avoir mon blog, pour y écrire ce que je ne dis pas. Rassurez-vous, en règle générale je suis sociable







Ben alors ? Z’avez tous un coup de blues bloguesque ?
Bon sang ne saurait mentir !!!!
Sans déconner